Elise, Claire et Stéphanie sont trois bénévoles du projet Re-Creation by Loba. Elles soutiennent l’association en animant ce blog permettant de transmettre la parole inspirante de femmes résiliantes ayant été victimes de violences sexuelles, ainsi qu’en participant à l’action de sensibilisation aux violences sexuelles faites aux femmes au lycée Jean-Jaurès à Montreuil.

 

 

Elise

Claire

Stéphanie

J’ai découvert Loba et son projet Re-Création par mon travail de professeur, en croisant la route de William Njaboum qui était alors mon collègue.

Touchée par le but de l’association, et profondément convaincue par l’originalité et la pertinence de ses projets et de ses modes d’action, j’ai souhaité y participer à ma manière et permettre à mes élèves de profiter d’un travail intellectuel, citoyen et créatif en lien avec Loba, mais aussi de contribuer à la création et à la gestion de ce blog.

Passionnée d’arts, agrégée de lettres, trois fois maman, j’expérimente chaque jour avec mes enfants, mes lycéens, et en moi-même combien les mots et les récits peuvent nous relier, nous recréer, et nous transcender.

« Quand le récit que vous faites de l’histoire de votre vie coule comme une rivière avec quelques tempêtes, cette représentation autobiographique crée en vous un sentiment de continuité, une cohérence à laquelle vous pouvez répondre. Vous vous sentez parfois gai, parfois gêné, mais toujours le même malgré le changement, et convaincu que ça va s’arranger puisque votre histoire est cohérente, et que vous savez par expérience que vous pourrez vous débrouiller. La déchirure devient difficile à recoudre quand ceux qui vous entourent vous demandent de renoncer à la partie de vous-même qui vous torture et qu’ils ne supportent pas. Ce n’est donc pas le secret qui trouble, c’est la raison culturelle qui contraint au secret. »[1]

Ici, on peut parler.

Exprime-toi, récrée-toi.

[1] Boris Cyrulnik, Autobiographie d’un épouvantail, édition « Odile Jacob », page 208.

 

Je suis née en Côte d’ivoire et africaine de cœur. J’ai commencé à danser cette année la danse congolaise, croisant sur ma route Bolewa et l’association LOBA.

La danse est pour moi un moyen d’expression. Elle me permet d’explorer mon corps et soulager mon âme. Mon implication dans l’association a tout de suite fait sens : apporter un support technique et offrir mes compétences en community management à un projet qui répare les corps et soulage les âmes.

Les mots, pour moi, ont un pouvoir magique. Cʼest pour cela que je suis devenue professeur de Lettres.Quand jʼai rencontré Loba, cʼétait donc tout naturel pour moi de mʼassocier à un projet qui permettait aux maux dʼêtre soignés par les mots et aux blessures de se réparer par la création.